Usine d’incinération

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L’Unité de Valorisation Énergétique de Vert-le-Grand en Essonne est constituée 2 lignes d’incinération qui fonctionnent 365 jours par an et 24 heures sur 24, hors arrêt technique annuel programmé. Grâce à l’incinération, le CITD valorise les Ordures Ménagères résiduelles en produisant 2 énergies renouvelables en même temps (co-génération) : de la chaleur et de l’électricité.

Les 34 collaborateurs dédiés à l’exploitation et 37 collaborateurs à la maintenance s’occupent du bon fonctionnement de cet outil industriel. Différents métiers travaillent en co-activité : pontiers, chefs et cheffes de quart, rondiers, agents de quai, opérateurs de nettoyage…

Le processus détaillé

Deux traitements fonctionnent simultanément sur les lignes d’incinération du CITD afin d’atteindre une performance énergétique et environnementale optimale.

  • Le traitement des Ordures Ménagères résiduelles par combustion (partie gauche du schéma en vert).
  • Le traitement des fumées issues de la combustion (partie droite du schéma en orange).

Chaque ligne d’incinération est constituée d’une chaudière pour la production de vapeur et de 2 générateurs de production d’électricité qui traitent les ordures ménagères.

(1) Quai de déchargement des collectes d’Ordures Ménagères résiduelles (OMr).

(2) Fosse réceptionnant toutes les OMr : étanche et maintenue en dépression annihilant toute odeur.

(3) Grappin permettant de capter les OMr pour alimenter (4) la trémie d’entrée (5) du four d’une des 2 lignes.

(6) Combustion : les OMr brûlées descendent lentement le long des grilles du four. Les températures atteignent à minima 850 °C (seuil de destruction de certains polluants) et peuvent aller jusqu’à 1000 °C.

(7) Chaudière : entourée d’un « mur d’eau », la chaudière chauffe l’eau avec la combustion afin de produire de (8) la vapeur.
Cette vapeur va entraîner deux Groupes Turbo Alternateur (GTA) (9), constitués chacun d’une turbine et d’un alternateur, qui vont produire de (10) l’électricité.

Grâce à la turbine du deuxième GTA, on produit également de (11) la chaleur, qui va être injectée dans le réseau de chauffage urbain en fonction des besoins du territoire.

(12) Mâchefers : au moment de la combustion, les Ordures Ménagères résiduelles se transforment en particules volatiles présentes dans les fumées et en résidus solides : les mâchefers. Ces mâchefers sont valorisés pour être utilisés comme matières premières secondaires dans la construction et les routes.

Chaque ligne d’incinération est également constituée d’une ligne de traitement des fumées.

Objectifs environnementaux :

  • réduire leur impact sur l’environnement : toutes les fumées de combustion sont dépoussiérées, filtrées et traitées, dans l’objectif de capter les polluants présents,
  • diminuer de moitié les émissions polluantes : Serivel a choisi de changer de mode de traitement des fumées depuis novembre 2020 en passant d’un traitement semi-humide à un traitement sec par l’utilisation de bicarbonate et de charbon actif.

Pour ce faire, les fumées issues de la combustion empruntent un parcours spécifique en passant au travers d’équipements de haute technologie détaillés ci-dessous.

(1) À la sortie de la chaudière, les fumées traversent un électrofiltre.
Cet équipement, qui fonctionne un peu comme un aimant, va capter les particules en suspension (appelées cendres).
(5) Ces cendres seront traitées dans des centres de stockages dédiés.

(2) Ensuite, les fumées passent dans un réacteur. Du bicarbonate et du charbon actif y seront injectés dans un tourbillon naturel. Ces deux réactifs se présentent un peu comme des « farines » qui ont la capacité d’attirer et de capter les fines particules.

L’injection de charbon actif permet de récupérer les métaux lourds et les dioxines pour leur traitement. L’injection de bicarbonate, quant à elle, permet de neutraliser les gaz acides.

(3) Le filtre à manches, placé à la sortie des réacteurs, collecte les poussières volatiles présentes dans les fumées de combustion.

Les résidus captés au niveau du réacteur et du filtre à manches constituent les (6) Refiom, qui seront traités dans un centre de stockage dédié de classe I en France à Changé, dans le respect des normes environnementales de ce type d’installation.

(4) Le process du nouveau traitement sec des fumées a évolué grâce à l’installation d’un catalyseur de type SCR pour le traitement des NOx (oxydes d’azote).
Grâce à la catalyse, les oxydes d’azote se transforment en 2 gaz naturellement présents dans l’atmosphère : (7) l’azote et l’oxygène.

Grâce à ce nouveau traitement des fumées avec le remplacement des filtres à manches, l’intervention de nouveaux réactifs et l’installation d’un catalyseur, le CITD respecte les normes environnementales en rejetant moins de 70 mg de NOx par Nm3 (milligrammes de NOx par normo mètre cube), en deçà des seuils réglementaires.

Tous les rejets du CITD sont suivis. Vous pouvez retrouver dans notre page Internet les indicateurs environnementaux qui font partie d’un sous-menu de la page de présentation du CITD.

(7) La chaleur fatale est la chaleur résiduelle issue d’un procédé et non utilisée par celui-ci.

Pour récupérer la chaleur fatale des fumées, qui peuvent atteindre à la sortie jusqu’à 180 °C, un nouvel économiseur a été ajouté en 2020 sur le circuit de traitement des fumées. Il s’agit d’un échangeur eau/fumée installé à la fin du processus.

Pour un meilleur rendement, les deux lignes bénéficient également de puissants ventilateurs de tirage améliorant le flux d’air en aval de la ligne.

Cet équipement permet à l’usine d’augmenter sa performance énergétique. Une source de puissance thermique récupérée qui vient s’ajouter à celle produite par le deuxième générateur (GTA2) qui fournit le réseau de chaleur de l’agglomération Grand Paris-Sud.

La chaleur fatale contribue ainsi à la diminution de l’empreinte environnementale de l’usine.